Un peu de gastronomie berrichonne !

Savez-vous ce que les berrichons adorent déguster pour Pâques ?

Et bien c’est le Pâté de Pâques Berrichon, un régal qui tient au corps !!!

En voici la recette, c’est celle de ma grand-mère Paulette, la meilleure selon moi…

Les ingrédients nécessaires pour 6 personnes :

–          300grs de très bonne chair à saucisse

–          100grs de noix de veau

–          2 tranches de jambon cuit

–          2 cuillères à soupe de chapelure

–          2 oignons

–          Persil, sel et poivre

–          400grs de pâte feuilletée

–          4 œufs

Préparation :

Commencez par cuire vos œufs pour en faire des œufs durs.

Pendant leur cuisson, coupez la noix de veau en morceaux puis préparez une farce en mixant ensemble ces morceaux de noix de veau, les tranches de jambon, les oignons, la chapelure et le persil.

Ajoutez ensuite la chair à saucisse et mélangez bien le tout, puis salez et poivrez.

Etalez ensuite votre pâte feuilletée sous forme d’un grand rectangle, car le Pâté de Pâques Berrichon est tout en longueur. Placez-y votre farce, afin de former un pain, puis déposez vos œufs durs tout le long.

Enfoncez bien les œufs dans la farce, puis recouvrez le tout de sa pâte. Vous pouvez faire la jointure par le haut ou tout autour puis supprimer les excès de pâte.

Badigeonnez le tout de jaune d’œuf pour obtenir un aspect bien brillant et, surtout, pensez à faire un ou deux trous pour permettre à la vapeur de s’échapper pendant la cuisson.

Il ne reste plus qu’à mettre votre beau pâté au four, après l’avoir préchauffé à 190°C. La cuisson dure environ 1h15.

Il peut se déguster chaud ou froid !

Essayez le, vous m’en direz des nouvelles…

Effervescence au Domaine Apicole

Cette semaine au Domaine Apicole de Chezelles, beaucoup de monde dans les ruches comme tout autour d’elles d’ailleurs !

Nous avons reçu la visite de plusieurs classes, notamment celle du Collège Sainte Solange de Châteauroux.

Tous ces collègiens curieux et avides d’informations apicoles !!!!

Ils ont revêtu l’habit de travail obligatoire pour voire évoluer les abeilles dans leur milieu et surtout pour éviter les piqûres de ces gentilles petites bêtes. Et ont suivi Paulette et Marie-Cécile, qui elles ont passé leur habit de professeur.

Revenus à la miellerie, ils n’ont pu s’empêcher de goûter au délicieux miel qui venait juste d’être extrait.

Les visites se sont déroulées merveilleusement bien, dans le calme et la bonne humeur, et tous sont repartis ravis et des « abeilles »…..oups ! des étoiles plein les yeux.

De la fleur à la ruche

Nous voici absorbés par une leçon très intéressante, donnée par notre cher professeur Maurice MARY, depuis les bancs du Domaine Apicole de Chezelles !

1) la fleur secrète un liquide sucré : le nectar.

2) les butineuses (éclaireuses) partent à la recherche du nectar des fleurs en explorant un périmètre de 5 km.

3) dès qu’elles trouvent un gisement, elles prélèvent un échantillon, le ramènent à la ruche et le font goûter à d’autres butineuses. Leur danse indique l’endroit du gisement par rapport au soleil. Continuer la lecture de « De la fleur à la ruche »

Pourquoi les apiculteurs soupèsent leurs ruches en hiver ?

Paulette avec ses ruches en hiver

Paulette, dans les ruches enneigées.

En cette période de l’année, les abeilles sont dans leur ruche avec toutes leurs réserves de nourriture pour l’hiver. Mais chez nous, Mickael et François continuent à faire leurs tournées dans les ruchers, pour vérifier que toutes ces réserves soient au maximum. Or quand il fait froid, mieux vaut ne pas ouvrir une ruche, pour éviter les courants d’air. La température à l’intérieur baisserait trop brusquement, et les abeilles devraient faire énormément d’efforts pour la faire remonter…

Alors pour savoir si les provisions sont bonnes sans ouvrir une ruche, avec de l’expérience, il suffit de la soupeser ! Et de poser l’oreille contre une paroi, pour écouter la colonie… si son bruissement caractéristique est normal, tout va très bien ! Si la ruche est un peu trop légère, on pose alors des nourrissoirs, qui distribuent petit à petit aux abeilles un sirop de miel que nous préparons nous-mêmes.

Au domaine apicole de Chezelles, on est aux petits soins pour nos amies, mais c’est normal, elles nous le rendent bien aux périodes des miellées.

Au printemps, ouvrez un hôtel pour les abeilles sauvages !


Je vois de plus en plus de personnes, et c’est tant mieux, se mettre à fabriquer de petits hôtels pour les osmies.

Connaissez-vous les osmies ?

Ce sont ces petites abeilles solitaires que l’on voit dans nos jardins un peu partout. On les appelle aussi « abeilles sauvages ». Elles sont velues, noires et rousses. Ces osmies sont de très bons pollinisateurs. En leur installant un « hôtel », les osmies vont pouvoir s’y installer et aider votre jardin. L’idéal est un abri bien installé au soleil, comme un bloc de bois percé de quelques trous profonds d’environ 1cm de diamètre. De nombreuses écoles s’attellent à la fabrication de ces hôtels, formidables outils pédagogiques pour observer la nature.

L’osmie est une abeille utile au jardin potager car elle pollinisera les premières fleurs des arbres fruitiers avant l’abeille et d’autres insectes butineurs. Néanmoins, par rapport à nos abeilles domestiques, le rayon d’action de l’osmie est beaucoup plus petit. Nos abeilles peuvent aller à plusieurs kilomètres, alors que les osmies ne dépasseront pas les limites du jardin où elles se sont installées.
A ce sujet, le savant Karl Von Frisch avait pu mesurer que des abeilles allaient jusqu’à 9,5 kilomètres de leur ruche ! Donc dix-neuf kilomètres aller-retour. C’est assez incroyable, mais attention, une abeille ne va faire cela que si elle ne trouve pas de nourriture plus près de son domicile, ce qui est très rare. Pas folle la guêpe ! Enfin, pas folle l’abeille…

Découvrez d’autres insectes pollinisateurs et à bientôt au Domaine Apicole de Chezelles !

Est-ce que les abeilles dorment parfois ?

Souvent, on croit que les abeilles restent actives en permanence. Nourrir la Reine, garder la ruche, butiner les fleurs, emmagasiner le miel et le pollen, construire les rayons de cire… il y en a du travail ! Pourtant, les abeilles dorment : elles font même la sieste.

Mais vous ne verrez jamais une abeille allongée sur le dos, les pattes croisées en train de piquer un petit roupillon… car les abeilles dorment exactement où elles travaillent. Ce sont des siestes que les abeilles font au beau milieu de leur tâche. Si vous observez une ruche de près, certaines peuvent être accrochées à des rayons de cire, leur abdomen qui pend dans le vide : elles dorment. Quand elles ont récupéré assez d’énergie, hop, elles se remettent au travail.

Quand une abeille dort, ses antennes ne bougent plus. Quand elle ne dort pas, ses antennes sont tout le temps en mouvement. Voilà le truc !

PS : il y a néanmoins une exception. Les abeilles nourricières travaillent vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans faire de pause ni de sieste. C’est lorsqu’elles passeront à leur tâche suivante, celle de magasinière (ou, si vous préférez, de manutentionnaire) qu’elles pourront commencer à faire des siestes, vers le douzième jour de leur vie.

Cinq façons d’aider les abeilles chez soi

Dès lors qu’on possède un petit jardin, beaucoup de choses peuvent être faites pour aider les abeilles, sans pour autant essayer d’installer une ruche !

1. Semer des fleurs sauvages plutôt que des fleurs de stricte décoration. Ce sont les préférées des abeilles, nous le savons bien ici. Par exemple : des coquelicots, des trèfles, des mauves, des bleuets, des centaurées, des bugles…

2. Planter des plantes aromatiques, comme celles qu’on utilise en cuisine. Ce qui est amusant, c’est que les abeilles les aiment aussi, à condition de les laisser fleurir, bien sûr. Par exemple : la menthe, la sauge, le basilic, le thym, l’origan, la sarriette, ou le thym…

3. Planter des buissons couverts de fleurs. Les prunelles, les églantines, les aubépines… En plus, les petits fruits qu’ils font plairont beaucoup aux oiseaux, en hiver.

4. Acheter des plantes qui sont restées naturelles. Car beaucoup de plantes sont sélectionnées pour qu’elles soient plus belles, plus spectaculaires ou plus colorées. Souvent, ces plantes donnent beaucoup moins de nectar et de pollen que leurs versions d’origine, plus « simples ». Par exemple, les versions simples des dahlias, des soucis ou les zinnias, plaisent bien davantage à nos petites amies.

5. Mettre des petits points d’eau en été, car les abeilles boivent beaucoup. Une petite soucoupe sera très bien mais attention, les abeilles n’ont pas de grandes pattes, et peuvent rapidement se noyer s’il y a trop d’eau. Le mieux, c’est de mettre du sable ou du gravier dans votre soucoupe puis d’y verser l’eau.

J’espère que ces conseils du Domaine Apicole de Chezelles vous auront plu,

Des poulets au secours des abeilles !

Au Domaine Apicole de Chezelles, en hiver, nous devons protéger les abeilles de leurs ennemis jurés, comme le blaireau ou le pic-vert. Les « pics » sont particulièrement redoutables, car ils arrivent, avec leurs puissants becs, à percer le bois des ruches pour se servir ensuite à travers le trou. Avant de commencer à percer les parois, ils tapotent un peu partout pour trouver l’endroit qui sonne le plus « creux », et qui est donc le plus fin.

Au printemps, il y a aussi les hirondelles, qui poursuivent parfois les abeilles en vol. Ou le petit rapace qui s’appelle la bondrée apivore et qui revient chez nous vers le milieu du printemps. Heureusement, cet oiseau migrateur préfère souvent les guêpes aux abeilles. On l’appelle aussi le « busard à miel », bien qu’il ne mange pas de miel du tout.

Et selon les régions, les gros frelons vont se réveiller et s’attaquer aux abeilles. Pour combattre ces terribles bestioles, certains apiculteurs utilisent… des poulets. En période de croissance, ces volatiles mangent des protéines, les frelons représentent alors un mets de choix. Les apiculteurs installent donc quelques poulets dans leurs ruchers.

Comme les frelons se mettent en vol stationnaire devant les ruches (ils savent faire du sur place, comme les hélicoptères), les petits poulets n’ont qu’à attendre en embuscade et sauter en l’air en donnant un bon coup de bec… et le tour est joué !

Malins, les apiculteurs !

A très bientôt au Domaine Apicole de Chezelles.